Dimanche soir, 21 heures : une éducatrice annonce qu’elle sera absente demain matin. Or l’ouverture est à 7 heures, et le taux d’encadrement ne se négocie jamais. Cette scène, Le Nouvelliste est même allé la raconter, en présentant au passage SosJack, l’application développée à Martigny par SAI ERP. Les centres médico-sociaux, les EMS et les institutions du handicap connaissent d’ailleurs exactement la même.
SosJack dans Le Nouvelliste
Le 27 août 2026, Le Nouvelliste a en effet consacré un article aux remplacements d’urgence dans les crèches, les centres médico-sociaux et les institutions sociales du canton. Il occupe même la rubrique « À la une » du principal quotidien du Valais romand. Le journal a d’ailleurs pris le temps d’écouter les directions, les faîtières et les remplaçants eux-mêmes, plutôt que de s’arrêter à l’outil. SosJack y figure comme une réponse parmi d’autres, et c’est bien ainsi. Un média régional qui traite le quotidien de ces métiers rend un vrai service au débat public valaisan, et nous tenions à le souligner. À lire ici : « Personnel malade à la dernière minute : une appli valaisanne simplifie les remplacements d’urgence ».
Absentéisme et pénurie : ce que disent les chiffres
L’Office fédéral de la statistique mesure en effet une hausse de 14 % du taux d’absentéisme pour maladie et accident depuis 2019. La moyenne suisse est ainsi passée de 7,2 à 8,2 jours par an, et la santé et le social ont même atteint 10,4 jours. Une enquête de l’institut Infras, menée en 2023 auprès de 621 crèches, complète par ailleurs le tableau. L’absentéisme y arrive en tête des difficultés quotidiennes, cité par 72 % des structures, tandis que le recrutement de personnel qualifié suit à 63 %. Le taux de départ du personnel d’accueil y atteint quant à lui 30 % par an, soit trois fois la norme du secteur. Ces données, relayées par Le Nouvelliste, décrivent au fond une réalité que les directions connaissent déjà de l’intérieur.
Derrière ces pourcentages, une mécanique très simple se répète souvent. Une absence annoncée tard laisse peu de marge, or la marge, dans une crèche comme dans un EMS, porte un nom : le taux d’encadrement. Sous le seuil, il faut donc refuser des enfants, fermer un groupe, parfois même fermer la journée. L’absentéisme devient alors une question d’agrément et de facturation, bien avant d’être une question de planning.
Le remplacement, ce travail que personne ne compte
Aucun cahier des charges ne mentionne jamais « battre le rappel au téléphone un dimanche soir ». C’est pourtant ce que font les directions, pédagogiques ou institutionnelles, régulièrement et en dehors de leurs heures. Elles déroulent une liste, appellent, laissent des messages, puis recommencent au matin. Certaines personnes du carnet ont d’ailleurs changé de métier depuis longtemps. D’autres auraient été libres ce jour-là, mais n’ont tout simplement pas vu passer l’appel.
Les personnes disponibles existent déjà. Elles ne sont simplement joignables par personne au bon moment.
Le problème ne tient donc pas à une rareté absolue des remplaçants. Il tient plutôt à la façon de les chercher : un canal unique, un appel à la fois, sans jamais savoir qui est réellement libre à cet instant. Un groupe WhatsApp donne certes l’illusion de régler la question, puisqu’il sollicite tout le monde d’un coup. En réalité, il ne trace rien, ne hiérarchise personne et finit par lasser : les mêmes répondent toujours, tandis que les autres se désabonnent mentalement.
Trois cercles plutôt qu'une liste d'appels
SosJack renverse donc la logique. Chaque institution garde son propre vivier, composé de personnes qu’elle connaît déjà et qui ont accepté d’y figurer. Ce vivier est ensuite classé par cercles de priorité : les plus fiables et les plus expérimentés d’abord, les renforts validés au second rang. La recherche descend alors d’un cercle à l’autre toute seule, sans que personne n’ait à relancer quoi que ce soit.
L’application a d’ailleurs été développée à Martigny par SAI ERP. Elle s’adresse aux crèches, aux centres médico-sociaux, aux EMS, aux institutions du handicap et de la réinsertion, mais aussi aux PME dont l’activité impose une présence continue. Découvrez notamment SosJack, notre logiciel de remplacement ponctuel et d’urgence, ou lisez pourquoi un remplacement non pourvu devient vite une question financière.
Ce que la parution a fait remonter
Depuis la parution, des messages nous sont d’ailleurs parvenus de personnes qui souhaitent s’inscrire comme remplaçantes. Elles viennent parfois de métiers très éloignés de la petite enfance. Une lectrice pensait même avoir trouvé l’équivalent d’une plateforme de jobs temporaires réservée au domaine social. Autant lever le malentendu tout de suite.
SosJack n’est pas une agence de placement. L’application ne met jamais personne en relation et ne constitue aucun fichier de candidats. Ce sont au contraire les organisations qui construisent leur vivier et qui sollicitent les personnes qu’elles connaissent déjà. On n’y entre donc pas de sa propre initiative, mais parce qu’un employeur vous y ajoute, avec votre accord.
Ces messages disent néanmoins quelque chose d’utile. La disponibilité existe bel et bien, y compris chez des personnes qu’aucune structure n’a encore pensé à inscrire. Un vivier se construit toujours lentement, et sa valeur augmente à chaque nom qui s’y ajoute. SosJack ne résout évidemment pas la pénurie de personnel qualifié, et nous ne le prétendons pas. En revanche, il allège la recherche, dans une proportion qui croît avec la taille du vivier.
Questions fréquentes
Trois leviers se combinent en pratique. Le premier consiste à tenir un vivier de remplaçants nominatif et à jour, plutôt qu’un carnet d’adresses vieillissant. Sortir du canal unique vient ensuite, car chacun répond mieux là où il a lui-même choisi d’être joint : push, SMS, WhatsApp ou e-mail. Reste enfin l’automatisation : la recherche s’élargit d’elle-même, si bien que personne n’a besoin de relancer manuellement un dimanche soir. Réduire l’absentéisme lui-même relève de la santé au travail ; en réduire l’impact relève en revanche de l’organisation, et c’est là que SosJack intervient.
Uniquement des personnes que l’institution connaît déjà et qui ont donné leur accord : anciennes collaboratrices, stagiaires diplômées, personnel à temps partiel d’un autre site, professionnels du réseau. Chacun choisit par ailleurs son canal de contact et peut se retirer à tout moment. L’historique des sollicitations reste toujours tracé, conformément à la LPD.
Non, il le repousse plutôt. Tant que le vivier interne répond, l’agence n’est jamais sollicitée. Si le vivier reste muet passé un certain délai, l’intérim prend alors le relais : plus coûteux, certes, mais utile quand aucune autre solution n’a fonctionné. L’objectif consiste donc à en faire un dernier recours, pas une habitude budgétaire.
Oui. L’application a été développée à Martigny, mais elle ne dépend d’aucune spécificité cantonale. Elle fonctionne donc dans toute la Suisse et s’interface avec sai People si vous l’utilisez déjà. Sinon, elle se déploie seule, quel que soit votre logiciel de gestion actuel.